mardi 28 février 2012

La cage de Baptiste Reynet, épisode 3 !

Salut Baptiste ! Un mot sur le match de samedi dernier à Ajaccio ? Déçu j'imagine avec ce but litigieux ?

Tout d'abord, salut à tous. Oui, je suis très déçu par rapport à notre dernier résultat à Ajaccio. C'était encore un match face à un concurrent direct qu'il ne fallait pas perdre. Et malheureusement, on l'a perdu. On fait une bonne première mi-temps avec 4 occasions de marquer mais on ne le fait pas. Ensuite, on prend ce but qui me reste en travers de la gorge et qui nous met la tête à l'envers pour la suite de la rencontre. D'ailleurs, on encaisse le second but seulement une minute après le premier. Sur ce premier but, le ballon sort clairement de 20 centimètres au moins mais l'arbitre ne bronche pas. C'est très rageant mais c'est comme ça.

Un match en Corse se prépare t-il différemment d'un autre match ou est-ce la même chose ?

Non, un déplacement en Corse ne se prépare pas de la même manière qu'un autre match. On sait tous que là-bas, il faut être présent dans l'envie car eux, ne nous font aucuns cadeaux. Ce sont des matchs d'hommes.

Baptiste à Ajaccio ce week-end !

Peux-tu nous parler de l'envers du décors, de ce que les spectateurs ne connaissent pas. Les mises au vert par exemple ?

Les mises au vert se passent généralement la veille du match où l'on se retrouve tous ensemble à l'hôtel pour partager le repas. Ensuite, chacun rejoint sa chambre respective. Le lendemain matin, après le petit-déjeuner qui est aux alentours de 9h lorsque le match est le soir à 19h, nous faisons un réveil musculaire tranquille. Nous mangeons à midi avant de regagner nos chambres pour la traditionnelle sieste. A 15h30, on a le droit à une petite collation avant la causerie du coach. Et une fois la causerie terminée, on part en bus pour le stade.

Toi qui y'a peu ne connaissait rien du milieu professionnel, trouves-tu la vie de footballeur si belle qu'on l'imagine ?

En tant que footballeur professionnel, il est clair que l'on n'a pas à se plaindre. On se lève tous les matins pour faire ce que l'on aime. Et en plus de cela, cela ne demande que 2 à 3 heures d'efforts par jour donc on se doit de tout donner.

Peux-tu nous décrire une journée type pour toi ?

Entrainement le matin. L'après-midi, je suis aux soins. Et entre les deux, une petite sieste bien entendu (rires).

La semaine dernière, on a appris ta convocation en équipe de France Espoirs. Félicitations. Es-tu toujours aussi fier d'être convoqué ?

Bien entendu, cela me fait toujours autant plaisir d'être convoqué chez les Espoirs et de retrouver certains joueurs avec qui je m'entend bien. Un stage chez les Espoirs est toujours très positif.

Baptiste à l'entrainement avec les Espoirs !


Peux-tu nous parler de Clairefontaine s'il te plait. Côtoyez-vous les A ou êtes vous plutôt à l'écart ?

On ne côtoie pas les internationaux A mais on les croise de temps en temps. Eux, ils sont dans le château alors que nous, nous sommes dans un bâtiment qui est à une centaine de mètres du fameux château.

Cette saison, le groupe des Bleuets à de fortes individualités telles que Varane, Mangala, Griezmann, Cabella ... J'imagine que c'est un passage important dans ta progression non ?

Cette étape fait partie de mon apprentissage du haut niveau, c'est vrai. En club, je côtoie le haut niveau national tandis qu'en sélection, je côtoie le haut niveau international avec par exemple un joueur comme Raphael Varane qui évolue au Real Madrid où Mangala qui évolue au FC Porto.

Enfin, avec qui es-tu le plus proche en Espoirs ?

Je suis assez proche d'Ahamada puisque je l'ai connu à Martigues et puisqu'on évolue au même poste. De plus, on s'entraine souvent ensemble à l'écart du groupe avec l'entraineur des gardiens lors des rassemblements plus longs. Sinon, je m'entend bien également avec Cabella et Stambouli, les 2 montpelliérains ainsi que Grenier que j'ai connu étant plus jeune pour avoir évolué face à lui.

Merci Baptiste et à la semaine prochaine pour un nouvel épisode.

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